Norvège et Spitzbergs Août 2017 – Jour 4

Tromsø Skyrace 😎

Samedi 05 Août 2017 :

Je me lève vers 7h et déjeune tranquillement. Mes affaires pour le Trail sont prêtes.
Je regarde par la fenêtre, il y a quelques nuages mais c’est pas mal ! Je suis trop contente !
Le but pour moi de faire des trails (et encore plus en voyage) est de découvrir / approfondir une région en courant. Et donc, de voir du paysage 😅. S’il pleut, c’est sur que c’est un peu moins sympa, même si ça reste toujours une expérience.

Je m’habille. Et attends impatiemment de pouvoir aller sur la ligne de départ (je vais pas y aller 2h avant non plus).
Le départ est à 11h, c’est tard mais au moins je n’ai pas eu besoin de mettre le réveil trop tôt.

vers 10h30, je commence à y aller… le stress monte, l’excitation aussi.
Le but, c’est de me faire plaisir. Et surtout, de faire très attention à ne pas me blesser pour ma semaine d’aventure aux Spitzbergs qui commence dans 2 jours.
Je suis dégoûtée d’avoir oublié mon petit appareil photo que je prends partout quand je cours… je me suis rendue compte de l’oubli dans l’avion… du coup, les seules photos que je vais pouvoir prendre seront avec mon téléphone… la qualité ne sera pas exceptionnelle mais c’est toujours mieux que rien.

Il est 10h58, je suis sur la ligne de départ. Je discute 2 minutes avec une francophone (qui vient de Polynésie tout de même). J’en loupe le départ 😅. Ma montre n’était même pas prête d’être enclenchée que les gens ont déjà commencé à courir.

Et c’est parti. Je m’enferme dans ma bulle pour vivre cette aventure unique.
On traverse déjà le pont, puis on attaque la montée pour rejoindre le haut du téléphérique. De là, on continue de monter encore et encore. La vue est de plus en plus belle… C’est vert, les montagnes tout autour… j’adore.

L’objectif est en vue : le sommet de Tromsdalstind

Le chemin continue à travers des prairies magnifiques. Cette impression de liberté ici est décuplée. Il n’y a pas de ravitaillement en eau, on peut remplir nos gourdes dans les torrents 😍

Les kilomètres défilent… le temps se gâte mais j’en prends plein la vue.
Je me rapproche de plus en plus du sommet du trail, et il se met à grêler 😅
Ça pimentera un peu le chemin… les couleurs sont magnifiques avec ce temps menaçant.

J’ai gardé mes bâtons mais je le regrette assez vite… pour atteindre le sommet, ce sont des immenses blocs de pierres à franchir. Mes bâtons se prennent dans les trous toutes les 2 minutes mais bon, tant pis, je les enlèverais au sommet.
La grêle me fait un bon peeling de la peau gratuit, merci la Nature 😁
On m’avait dit qu’en Norvège le temps pouvait changer rapidement, j’en ai l’expérience en direct.

Les blocs de pierre m’obligent à utiliser mes mains. J’adore ça… crapahuter dans la montagne.

Puis enfin, le sommet est en vue ! Le temps s’est déjà calmé. Je suis même heureuse d’avoir eu un peu de temps « norvégien », ça fait parti du jeu !

Je range mes bâtons et commencent à redescendre cette montagne.
Quelle galère ! Les rochers sont mouillés, ça glisse énormément, j’en vois qui dévalent comme des malades… sauf que j’ai vraiment pas envie de me péter la cheville pour ma semaine aux Spitzbergs. Je vais bien prendre mon temps. Je pense avoir mis plus de temps à descendre qu’à monter d’ailleurs 😅, ça m’a semblé INTERMINABLE. Mais aucune casse !

Le soleil est même revenu lorsque j’arrive au pied de Tromsdalstind. Ca fait un bien fou de pouvoir allonger les jambes dans ces belles prairies vertes…traverser les rivières, quel bonheur.
Je commence à avoir chaud au moment où il y a un torrent à traverser, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi profond, je me retrouve avec de l’eau jusqu’aux cuisses, c’était PARFAIT.

Cette partie est dure, c’est une succession de petites montées, faux plats, descentes… c’est ultra casse-pattes et la fatigue commence à arriver. Malgré ça, j’arrive quand même à relancer dès que je peux.
Puis j’arrive en haut du téléphérique de nouveau, petit ravitaillement (quelques bonbons) et puis c’est la descente sur Tromsø.
C’est long, à travers la forêt. Pleins de petit single. Je suis seule.
J’arrive en ville, les 2 derniers kilomètres sont clairement les plus longs… retraverser le pont, retraverser les rues… et enfin, après 5h08 d’effort, j’arrive à bout des 32km et des 2000m de dénivelé ! HEU-REUSE.
Je ne me suis pas fait mal. Je suis contente des sensations que j’ai eu tout au long de la course. Heureuse des conditions météos (qui auraient pu être 1000x pire). Et fière d’avoir franchi cette ligne d’arrivée !

Je vais me doucher, en profites pour faire quelques lessives (vu que demain je pars aux Spitzbergs) et retourne voir les arrivées du grand parcours en ville. Je reste quelques heures là, à voir des gens complètement défaits qui passent la ligne. Je rêverais de m’engager sur le grand parcours un jour… mais il n’est clairement pas à mon niveau.

(Je fais quand même un petit selfie avec Killian Jornet).

Il y a des tirages au sort pour gagner des lots. Je donne mon dossard pour participer.
Killian a tiré mon dossard et j’ai gagné des chaussettes protège tibia Salomon.

Killian Jornet

Emelie Forsberg

Je rentre préparer ma valise pour demain et me reposer, je suis quand même bien fatiguée 😅

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