Mini Road-trip et 1er Marathon en Ecosse

Octobre 2016

Nous sommes en Juin 2016. A cette époque, j’étais à la recherche de mon futur challenge.
Faire un marathon dans les montagnes écossaises juste avant mes 30 ans ?
Allé !
J’en parle à une amie, Glad, qui me dit direct « Je viens t’encourager! ».
Nous voilà à réserver nos vols pour Édimbourg fin septembre pour un mini road-trip entre filles !

Départ jeudi 29 Septembre 2019 de Genève.

Notre vol a plus de 3h de retard…ça commence bien. Sensées arriver à 18h, nous allons arriver vers 22h finalement… le temps de prendre notre voiture et de trouver notre hôtel, on sait qu’avant 23h, on ne sera pas arrivées… mais bon, nous gardons notre bonne humeur, l’essentiel est de partir un jour 😅.
La compagnie nous donne des coupons à dépenser pour s’acheter à manger.

Puis enfin, vers 20h, nous embarquons.
Le vol se passe bien et après 2h de vol, nous atterrissons à Edimbourgh sous la pluie.

Nous prenons le volant et partons à notre petit hôtel réservé, au Nord d’Edimbourg et nous couchons rapidement.

Le lendemain, nous commençons notre road-trip en rejoignant l’île de Skye.

Plus on se rapproche du Nord de l’Ecosse et plus les paysages sont magnifiques et désertiques…

Eilean Donan Castle

Enfin nous arrivons à la fameuse randonnée Old Man Storr… sublime ! Le temps est mitigé mais il ne pleut pas des cordes…
On commence notre petite montée pour avoir la belle vue espérée. C’est magnifique et très sauvage.

Après cette bonne bouffée d’air frais, nous reprenons la route pour notre guesthouse.
Là, je ne sais pas ce qu’il me prend, je commence à rouler à droite, comme en France. En voyant quelqu’un arriver en face, je lui fais des appels de phares en disant « Mais il est complètement taré celui-là OH », Glad se met aussi à l’insulter, sauf que… c’est MOI le problème ! Je ne roule pas du bon côté !!! 😁
Je donne un coup de volant pour me remettre du bon côté 😅.
Les boulets…

Nous arrivons à notre guesthouse, l’hôte est sympa, même si on a du mal avec l’accent ici…
Dans la chambre (qui est top), il fait vraiment trop froid ! On a beau monter les radiateurs, c’est long à se réchauffer…


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Le lendemain, nous poursuivons notre route et franchement, je suis ébahie des paysages…

Nous prenons la direction de Fairy Pools.

Nous entamons la petite randonnée qui mène aux chutes d’eau. Nous avons de la chance avec le temps !

Nous nous arrêtons manger un bout dans une petite auberge sur l’île de Skye…

La route est sublime…

En fin d’après-midi, nous partons chercher mon dossard à Fort William puis nous prenons la route pour notre petit hôtel. Nous avons pris chacune une chambre car la veille d’une course, j’aime bien me retrouver et essayer de bien dormir.
Ils annoncent même des aurores boréales ce soir !
On ira peut-être jeter un coup d’œil !

Il y a un restaurant de l’autre côté du fjord, nous prenons un petit ferry pour y aller.

Après ce bon repas, nous prenons la direction des bois pour s’éloigner de toute pollution lumineuse. On ne voit malheureusement pas d’aurore…
On part au lit. Je suis un peu stressée pour demain et j’ai bien du mal à dormir un peu….

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Le jour J est arrivé.
Nous y sommes.
Glad me dépose à Fort William où un bus va m’emmener au départ du marathon.
Nous nous séparons donc ici.
Dans le bus, il fait froid, j’ai juste pris ma gore tex. Je sens que je vais me cailler avant le départ.
Il est à peine 7h du matin et le départ est vers 10h…
Le bus démarre, et je me rends compte que j’ai oublié mes bâtons ! M**** ! bon ben tant pis, je ferais sans. En même temps, il n’y a pas un dénivelé énorme.

J’avais trouvé ce marathon un peu par hasard sur internet. Un trail en fait. Distance marathon (42km) mais avec un peu de dénivelé (1300 mètres de dénivelé). Et surtout, au milieu des montagnes de Glencoe !
J’avais craqué mais j’appréhendais car je ne trouvais que peu d’informations sur le sujet avant de partir…

Le bus nous dépose. Il est environs 7h45. Il fait juste un froid de malade ! Et je n’ai pas de veste… je suis partie en me disant qu’il y aurait forcément une tente ou quelque chose au départ pour attendre, mais RIEN.
Je passe mon temps dans les toilettes, seul endroit chauffé.
Le temps ne passe pas vite… 2h30 à tuer c’est long !
Il fait entre 0 et 5°C, il y a de la brume mais la journée s’annonce belle ! J’ai vraiment de la chance. Moi qui voulait pouvoir avoir une belle vue, je vais être gâtée.

Enfin 9h30 arrive et les premiers partent.
Puis après 10h, mon groupe s’élance !
C’est partit !

Je n’ai jamais fait une distance pareille… mais j’irais à mon rythme et apprécierais juste les paysages ! C’est le but.

On commence déjà par une route, puis gentiment, le chemin s’enfonce dans des petits sentiers le long du fjord. C’est magnifique. Je suis à l’endroit où a été tourné Harry Potter ! J’ai l’impression que la cabane de Hagrid pourrait être juste derrière chaque bosse.

Une difficulté arrive : la tourbe.
Je m’enfonce jusqu’en dessous des genoux par endroit. Ça épuise… mais j’adore. C’est une vraie aventure !

On va attaquer ensuite les fameux « Devil’s Staircase », tout le monde m’en avait parlé. Mais en fait, c’est une montée pas si raide et pas si longue…
Je pense être trop habituée aux Alpes pour souffrir de cette montée… si « ça », c’était la plus grosse difficulté du marathon, …
Dans la montée, un homme joue de la cornemuse ! Il y a une très bonne ambiance…

Après cette montée, un joli plateau s’offre à moi avec une très belle vue…
J’en profite à 100%…


Bientôt la moitié du parcours…
La fatigue commence à arriver. Mais allez, je vais bientôt arriver dans la petite ville où m’attends Glad, pile à mi-chemin.

Mes jambes commencent à fatiguer mais c’est normal. Il faut que je tienne !
J’arrive à Kinlochleven. Glad est là pour m’encourager.
Après un petit ravitaillement rapide, je repars directement.
Une fois passée cette ville, je n’aurais plus de plan B = juste avancer jusqu’à la ligne d’arrivée.
Ce sera la dernière partie.

Certains ne se sont inscrits que sur cette partie d’ailleurs, le Half Marathon. Ils ont donc démarré de cette petite ville. Je rencontre donc un peu plus de monde à partir de maintenant.

Juste à la sortie de la ville, le chemin devient une bonne montée.
Là je sens que je fatigue. Je suis au taquet mais je galère…
Heureusement, la montée n’est pas si longue et j’arrive ensuite sur un chemin blanc qui sillonne une grande vallée verte… C’est magnifique, mais en même temps terrible de voir le chemin qui ne s’arrête jamais et que je vais devoir parcourir.
Après, il faut que je sois consciente qu’il me reste encore 20 km à faire…
La vue est belle et j’essaye juste de me nourrir des paysages.


Dans ma tête, on va monter Ben Nevis. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs (je n’ai vraiment pas bien regardé le tracé). Du coup, j’entends des gens sur un sommet environnant qui crient et encouragent, je me dis « Allé, la grosse montée est là ».
Sauf que non, on continue tout droit.
Je suis soulagée mais en même temps, un peu confuse…

Le chemin continue, inlassablement.
Il y a un petit ravitaillement à côté d’une ruine. C’est vraiment typique.
Je savoure le fait qu’il fasse si beau ! C’est inespéré !
On m’avait dit que l’Ecosse en Octobre c’était la cata, hé ben là pour le coup je suis servie niveau soleil ! Il fait même trop chaud !

Au kilomètres 27, ma chaussure butte contre un rocher et je chute violemment sur le sol.
Mon premier réflexe : me relever et dire aux autres autours que tout va bien. Sauf que je n’en suis pas si sure vu la violence du choc 😅.
Et au fond je me dis « non mais c’est pas possible. Etre arrivée jusque là pour devoir déclarer forfait pour une chute conne comme ça ».
J’ai la main en sang, la jambe aussi qui pisse le sang. Mais mise à part des blessures « superficielles » je sens que je n’ai rien de cassé.
Je décide donc de continuer.
Il y a une petite rivière qui passe plus loin, je tremperais ma main et me nettoierais un peu à ce moment là.

Je continue donc en me disant qu’il me reste 15 bornes à tirer comme ça. Ça va le faire.

Ces kilomètres là sont juste interminables.
En fait, en prenant du recul, 15 km ça parait peu face aux 42 de départ mais finalement quand il vaut les faire, c’est quand même pas mal long 😅.
Il y a un autre petit ravitaillement 8 kilomètres avant la fin.
Je mange, vais aux toilettes et me dit « bon cette fois, serres les dents, c’est bientôt fini ».
Mes blessures me brûlent quand même et ça me tape dans le tibia et la main. Je sens que je vais aussi avoir des bleus…

Je suis au même niveau que des femmes et elles commencent à discuter en me demandant si je fais bien le semi-marathon. Je leur dit que non, je suis sur le marathon complet.
Elles, elles sont sur le 21 et me félicitent de mon courage…
Ça fait quand même plaisir.
Je repars et me retrouve seule dans un espèce de champ. Je sens que Fort William n’est pas loin car j’entends au loin des gens qui crient.
Allé, il ne me reste plus que 2 kilomètres… une crampe commence à arriver, il est temps que j’arrive. J’ai les jambes qui se tétanisent.
Puis enfin, après 5h d’effort, je vois la ligne d’arrivée ! Dans la tourbe.
Je ne vois pas Glad par contre.
Je franchis la ligne après 5h06 d’effort, 42 km et 1300 m de dénivelé.

On me donne ma médaille 😍.


Toujours pas de Glad à l’horizon, bizarre…
Je l’appelle : en fait elle était en train de manger à Fort William, elle ne pensait pas que j’arriverais si vite 😂😂😂.
Je l’attends et elle est toute désolée lorsqu’elle me voit, mais ça m’a juste fait marrer 😂.
C’est même flatteur, ça veut dire que j’ai été plus rapide qu’espéré !

Je vais quand même à l’infirmerie car je préfère qu’ils nettoient mes plaies (je n’ai pas pris trop d’anti-bactérien ou pansements dans la valise).
Le mec commence à nettoyer ma main, et ma jambe. C’est horrible. Il « gratte » pour enlever les cailloux et tout. Franchement, je lui dis que je suis à 2 doigts de tomber dans les pommes. Il me dit « Mais non, vous avez bouclé un marathon, vous êtes plus forte que ça »… Sauf que non 😂, je peux boucler 42 km et ne pas supporter qu’on me touche des blessures qui ont eu le temps de sécher.
Après quelques minutes de souffrance, on ressort de l’infirmerie et je peux enfin aller faire ma photo Finisher 😍.

Je suis trop contente… c’était un « petit » challenge personnel de boucler un marathon avant mes 30 ans, et c’est chose faite. En plus, en Ecosse, un pays magnifique.
Je suis contente d’avoir choisi aussi un événement peu connu. Il y avait une super ambiance, les gens étaient tous super sympas et sans prise de tête. Des locaux pour la majorité… c’était exactement ce que je cherchais et je suis quand même fière d’avoir réussi à boucler ce magnifique parcours.

C’est heureuse que l’on va se diriger vers notre joli hôtel pour la nuit. On s’est fait plaisir ce soir !
Ce n’était même pas si cher que ça…
Mais nous avons un vrai hôtel, au bord d’un fjord…

Je vais prendre ma douche (et je douille lorsque l’eau touche les pansements !!!).

Le coucher de soleil sur le fjord est magnifique :


Nous partons manger au restaurant ce soir.
Ca fait du bien de manger un bon repas après une journée pareil !

On se couche. Je n’arrive pas à dormir (après une course en général je dors encore plus mal que d’habitude). Mais le repos m’aura fait du bien…

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Le lendemain matin, je me prends un petit thé avec la vue sur le fjord… je réalise enfin que j’ai bouclé ce marathon. En plus, ce mini road-trip nous aura permis de découvrir de magnifiques coins de l’Ecosse, on se sera vraiment bien marrées ! Je suis heureuse…

Heureusement, il nous reste une journée entière encore à profiter.
Nous partons au petit-déjeuner de l’hôtel qui est juste magnifique ! Il y en a pour tous les goûts. C’est mon moment préféré de la journée mais là, avec la vue sur le fjord, difficile d’imaginer mieux…

Nous reprenons la route, direction Glencoe (de là où est partit le Marathon).
On va pouvoir s’arrêter pour faire des photos des sentiers sur lesquels je suis passée.

Les paysages sont grandioses…

Nous reprenons la route pour faire une petite rando sur un sommet (Ben-Anh).
En chemin, nous voyons un magnifique château posé au milieu de nulle part :

Il n’y a que très peu d’indications pour cette randonnée. Et du coup, très peu de monde 😍.
En commençant notre montée, on a une vue sur le château. Ça me rappelle Poudlard :

Ça grimpe quand même pas mal. Il y a presque 450 mètres de dénivelé à gravir. Mais ça va, mes jambes sont lourdes mais sans plus.

On arrive enfin en haut, la vue est panoramique, c’est vraiment super joli !

Photo @Glad

Glad, qui a le vertige, ose quand même s’approcher un peu pour voir la vue :

On refait le chemin à l’envers pour revenir à notre voiture.
Nous voyons les fameuses Highlands :

Nous partons pour l’aéroport où nous allons redonner la voiture ce soir. Le mini road-trip est fini…déjà ! On en aura vu des choses en 5 jours !

Nous reposons la voiture et allons poser nos valises à l’hôtel juste à côté de l’aéroport pour cette nuit.
Nous prenons ensuite le tram pour le centre ville d’Édimbourg (très pratique, rapide et avec wifi) pour manger et se promener.

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner rapide, nous filons prendre l’avion.

Ça aura passé tellement vite !
Encore un voyage dingue !
Merci encore Glad de m’avoir accompagné pour cette magnifique aventure !

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