Castor et Pollux

Ascension des « jumeaux » du massif du Mont Rose.

Après cette jolie sortie alpinisme sur le Mont Rose du mois passée (voir ici), j’avais clairement envie de remettre les crampons cet été pour tenter de gravir d’autres sommets de ce massif.
Le Castor et le Pollux étaient dans ma liste.
Isabelle, avec qui j’avais partagé l’ascension du Bishorn (ici) était bien partante pour le refaire.
Le guide Stéphane, était ok pour nous emmener.
Nous avons donc convenu d’une date pour gravir ces jumeaux et ce sera le dimanche 15 Août 2021.

*******************

Je suis à Zermatt depuis vendredi soir.
Je n’ai pas dormi cette nuit de peur de louper mon réveil, j’en avais pourtant mis deux (ah quand on est stressée…)😅.
Les réveils sonnent donc à 4h45.
Je déjeune, prépare mon sac, range mes affaires…et vers 5h45, je quitte l’hôtel (en y laissant mon bagage que je viendrais récupérer le soir).

J’arrive bien assez en avance devant les caisses des remontées mécaniques…
Il y a déjà énormément de jeunes skieurs.

Isabelle arrive, on discute 5 min, puis c’est Stéphane qui nous rejoint.

A 6h30, les premières cabines partent et il faut que l’on soit dedans !
J’essaye de ne pas trop penser au fait que je vais être enfermée un petit moment là-dedans.
Dans la première, nous sommes au taquet des possibilités… pas une place de libre.
Ça se passe plutôt bien, j’essaye vraiment de ne penser à rien d’autre que les sommets d’aujourd’hui.

Première étape ok !

On doit prendre une télécabine cette fois. On est assez serrés mais ça se passe plutôt bien aussi.

Et enfin, la troisième, à flan de falaise mais je ne vois pas trop ce qui se passe vu qu’on est serrés comme des sardines et que je n’ai pas trop de vue 😅.

Nous voilà donc partis, sur les pistes de ski du Klein Matterhorn à 3 883 mètres d’altitude (tout de même).
Un long plat descendant nous attend.

Le temps est splendide…
On passe à côté du Breithorn. Un des 4000 les plus accessibles (il parait que c’est carrément Disneyland par moment 😅).

Breithorn

Après une longue descente, on arrive gentiment devant le Castor. C’est juste IMPRESSIONNANT.
Tellement imposant… un mur, littéralement.
Je vois de toutes petites personnes grimper… ça me parait très raide.

Allez on met nos crampons.
Là, une pierre nous arrive directe dessus ! Comme le guide, j’ai cru que c’était quelqu’un qui avait fait tomber quelque chose… donc Stéphane a essayé de l’arrêter, en sautant dessus.
Mais en fait c’était une pierre… Bon il a fait un bel arrêt (il pourrait envisager d’être gardien) mais du coup, on se décide à ne pas rester trop longtemps ici…
Une fois les crampons mis, on entame le mur du Castor.

La montée se fait à un rythme assez soutenu… nous sommes encordés courts et nous devons être synchronisés dans le groupe. Si je faiblis, la corde se tendra au niveau du guide, et il saura qu’il devra ralentir car je ne suis plus.
J’essaye de tenir au max. L’ascension est vraiment longue.
On peut voir la photo ci-dessus les zig-zag des alpinistes.
La pente est quand même pas mal raide, il ne faut pas trébucher.
Je reste complètement concentrée dans mes pas. Je ne regarde même pas le paysage.

Puis nous arrivons à un passage assez raide sur la fin.
Il y a comme une crevasse qu’il faudra enjamber, et un dernier mur à gravir.
Heureusement, les pas sont déjà faits dans la glace.
Nous sommes au col !

La vue sur l’arrête qui mène au sommet du Castor est splendide… effilée et très esthétique !
Il faudra bien se concentrer pour ne pas s’accrocher les crampons dans le pantalon !

Et nous arrivons enfin au sommet du Castor, à 4223 mètres d’altitude !
La vue est exceptionnelle. C’est encore plus beau que ce que j’avais imaginer…

Après la petite séance photos, nous redescendons par le même chemin. En descente, il faut faire encore plus attention…

Je ne me lasse pas de la vue sur cette arrête 😍 !

La descente est assez longue mais moins technique que ce que j’imaginais… en montant j’avais trouvé la pente tellement raide… mais en fait ça a été nickel.

Puis nous prenons la direction du Pollux, le deuxième jumeau.
On enlève nos crampons et c’est partit pour escalader un tas de cailloux !
Stéphane a donné un bon coup d’accélérateur, j’ai cru que mon cœur n’allait jamais s’en remettre 😅.
Je n’ai jamais fait ce genre de grimpe avec des godasses pareilles.
J’adore l’expérience !
Il y a des chaines et des parois rocheuses assez impressionnantes (pour mon jeune expérience d’alpiniste).

On arrive gentiment à l’arrête finale. Nous remettons nos crampons et grimpons le dernier bout avant le sommet.

Nous arrivons au sommet du Pollux à 4092 mètres.

Nous reprenons la route du retour.

Le plus dur sera finalement de remonter tout le chemin jusqu’au télécabine… un faux plat montant, des bosses qui cassent les pattes… horrible.
J’étais clairement lessivée de la journée ! (Isabelle voulait qu’on aille plus vite mais là… impossible pour moi 😅).

Après 6h30 d’effort, nous revenons à la télécabine.
J’ai failli m’effondrer de fatigue sur les sièges… 😅
Evidemment, toutes les télécabines se sont arrêtées en plein milieu et se sont balancées… l’angoisse… mais j’ai essayé de ne pas y penser et me concentrer sur autre chose…

Nous nous sommes finalement arrêtés au Schwartzee pour boire et manger un petit truc avant que Isabelle et moi repartions pour Zermatt et que Stéphane ne monte à la Hörnlihütte pour gravir le Cervin le lendemain !


Magnifique journée 😍

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